Communiqué de presse JIDA 2009

Communiqué de presse JIDA 2009

10 décembre 2009 : 12ème Journée Internationale pour les Droits des Animaux (JIDA)

De nombreuses actions de sensibilisation aux droits des animaux en France et à travers le monde

Du 05 au 12 décembre 2009, et notamment jeudi 10 décembre, journée anniversaire de la ratification de la Déclaration des Droits de l'Homme, diverses actions de sensibilisation sont organisées en France pour promouvoir la reconnaissance des droits fondamentaux des animaux non humains à ne pas servir les intérêts humains dans le cadre de la 12ème édition de la Journée Internationale pour les Droits des Animaux (JIDA).

À ce jour, près de 30 actions se déroulent du 05 au 12 décembre 2009 en France, tant à Paris qu'en région, afin de sensibiliser le public aux droits des animaux à n’être ni tués, ni torturés, ni exploités, ni maltraités d’aucune manière.

A travers la France, les militants mobilisés à l’occasion de cette Journée Internationale distribuent un tract de sensibilisation et proposent aux passants de s’engager en signant la Déclaration Universelle des Droits des Animaux (UDAR ). À la nuit tombante, suivant les villes et notamment à Paris, des bougies seront allumées autour des tables et des stands à la mémoire des animaux, êtres reconnus sensibles mais qui restent considérés comme de la marchandise, du matériel ou des biens car privés des droits les plus fondamentaux à pouvoir vivre leur existence sans être exploités.

« Chaque jour, en France, plus de 7000 animaux sont utilisés, suppliciés et tués dans les laboratoires d’expérimentation publics et privés. Rien qu’en France, plus de 3 millions d’animaux sont chaque jour reproduits, élevés, brutalisés et sacrifiés pour la consommation humaine. Ainsi, chaque semaine, dans le monde, plus d'un MILLIARD d'animaux sont exploités, maltraités et tués pour devenir de la viande. Chaque seconde, à travers la planète, 1 animal meurt pour l’industrie de la fourrure. Réduits à l’état de marchandise, ils n’ont strictement aucun droit fondamental », déclare un porte-parole d’International Campaigns, collectif pour les droits des animaux qui coordonne et relaie cette Journée Internationale en France depuis 2004.

A propos de la Journée Internationale pour les Droits des Animaux
Initiée par l’organisation britannique Uncaged Campaigns, la campagne « Journée Internationale pour les Droits des Animaux » (International Animal Rights Day – IARD) est destinée à promouvoir au moyen d'une véritable Déclaration Universelle des Droits des Animaux (Universal Declaration of Animal Rights - UDAR) les droits fondamentaux de tous les animaux au respect et à la vie.

Chaque année, des dizaines d’actions de sensibilisation aux droits des animaux sont organisées à travers le monde le 10 décembre. Pour consulter une liste des actions internationales menées en 2008, cliquez ici. Pour les actions menées en France en 2008, cliquez .

Les animaux ne sont pas de la marchandise
Il est grand temps pour nous d’évoluer en reconnaissant que nous ne sommes pas les seuls êtres à trouver un intérêt à vivre. Il est urgent que les humains respectent les intérêts des animaux et leur reconnaissent le droit de ne plus être assimilés à des biens, marchandises et propriétés.

Dans le passé, le bien-être des esclaves humains était rarement pris en compte, uniquement lorsque il profitait aux humains propriétaires de ces esclaves. Aujourd’hui, les êtres humains sont protégés par un droit : celui de ne pas être considérés comme une « propriété », ce qui leur permet d’exister en tant qu’individu, que personne.

Ce même droit, nous devons le revendiquer pour les animaux afin que cesse l’utilisation et l’exploitation sans scrupules de milliards d’êtres sensibles et conscients. Afin que les animaux cessent d’être considérés comme une source de profit, avec tout ce que cela comporte comme misères, détresses et souffrances. Humains ou animaux, nous sommes tous des êtres sensibles et avons le même intérêt à vivre, dans le respect de ce que nous sommes : des individus et des personnes.

Pour simple exemple, le vocabulaire utilisé par les autorités et les médias locaux concernant l'incendie qui a ravagé dimanche 22 novembre 2009 une animalerie de la faculté de médecine de Limoges est révélateur de l’absence totale de considération pour les animaux non humains réduits à l’état de simple matériel biologique puisqu’il déclarent qu’« aucune victime n'est à déplorer » tout en poussant un grand « ouf » de soulagement. Pour eux, les plusieurs milliers de souris qui ont péri carbonisées dans cette animalerie ne sont pas dignes du statut de victimes. Et pourtant, ces êtres vivants sensibles et conscients possèdent un système nerveux, des sentiments, des émotions, des ressentis tout comme nous mais ne représentent que du matériel dont les assurances rembourseront la perte. Comme c'est souvent le cas aussi dans les élevages plus ou moins industriels de cochons et de poules notamment lors d'incidents électriques.

Ainsi, dans tous les domaines, on parle de l’animal comme d’un outil, d’un objet, d’une marchandise que l’on fabrique au service du profit et de l’économie de l’homme.

On parle des « animaux de rapport » pour désigner tous les animaux produits pour nos besoins de consommation (vaches, moutons, caprins, lapins, oies)… Dans les filières agricoles on trouve ainsi différentes productions d’oies : « production d’oies à rôtir », « production d’oies grasses », « production d’oies à peaux, plumes et duvets. On parle des « aptitudes » des vaches, moutons, cochons, poules… : aptitudes laitières, aptitudes à viande, aptitudes mixtes, aptitudes « beurrières » etc. On dit qu’une race est « précoce » et a donc la « conformation pour une bonne aptitude à la production de viande » ; « bons gigots et bonnes épaules » pour la race de moutons Mérinos précoce par exemple. On utilise les races de ces « animaux de rapport » en croisement industriel pour obtenir de meilleurs produits de boucherie. Ou bien on croise un âne et une jument pour obtenir des hybrides (mulet ou bardot) afin de tirer parti de leur force, leur endurance… Ce ne sont que des « produits » … on peut lire sur divers documents « le mulet est un bon produit apprécié pour sa rusticité et sa force »…

Partout, on tire parti des animaux pour « satisfaire rapidement aux besoins du marché », en veillant à fabriquer des « sujets supérieurs » c'est-à-dire « à grand rendement », c'est-à-dire « produisant à moindres frais ». Des « races rustiques adaptées aux circonstances climatiques » permettent « leur exploitation lucrative ». Absolument aucun animal n’est épargné, notamment pour des sacrifices religieux en tout genre comme le mois de novembre 2009 vient d’en connaître à travers la planète.

Contacts International Campaigns :

Mobile : 06 86 54 89 56
Email : info[at]journee-internationale-droits-animaux.org
Internet : www.journee-internationale-droits-animaux.org et www.international-campaigns.org